Module 128, le repos

L’interdiction de se reposer en donjon disparaît du module, de même que la multiplication des dégâts pour les lanceurs de sorts qui portaient moins de 5 enchantements.

La difficulté de jouer un personnage qui dépend entièrement de ses sorts m’a récemment poussé à sur-buffer les mages pour que le peu de sorts offensifs dont ils disposent soient assez dévastateurs pour leur permettre de terminer un donjon.
C’était évidemment un effet de bord révélateur de l’iniquité de l’interdiction de repos – et de l’implémentation discutable des mages dans D&D que j’ai toujours détestée.

J’avais interdit le repos voici 15 ans parce que je souhaitais que les joueurs soient plus soucieux de leur points de vie et qu’ils les considèrent comme un capital à préserver.
Cet objectif a été manqué.
Les bandages sont extrêmement puissants et gratuits, et les potions de soins tout aussi puissantes et tout aussi gratuites.

Alors, quoi faire pour introduire davantage de réalisme sans pour autant “emmerder le monde” ?

J’ai résolu de raccourcir le délai de repos et de l’autoriser partout.
Ca, c’est la bonne nouvelle.
La mauvaise nouvelle, c’est que j’ai une bonne dose de sang flamand et que quand un Flamand a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs…
Le repos ne reconstituera donc plus tous les points de vie, mais une partie seulement. Ce que le repos ne reconstitue pas doit être complété par des sorts de soins ou des bandages, également – légèrement – revus à la baisse.

En outre, se reposer débarrasse automatiquement le joueur de toutes les afflictions, maladies, poisons et autres. Cela ne change pas mais chaque affliction guérie cause des dégâts, ce qui va encore un peu plus remettre la gestion des points de vie au centre de l’attention.

Je dois rendre les parchemins de guérison plus communs, pour que les afflictions aient vraiment un sens, ce que j’accomplis dans l’immédiat en augmenter le taux de drop des parchemins dans le loot et, ultérieurement, dans la refonte de la profession de scribe, parfaitement inutile pour le moment.

Si ces mesures s’avèrent contre-productives, je les retirerai ; il convient d’abord de les essayer, surtout dans l’optique des donjons et des raids qui arrivent et où tanks et soigneurs auront un vrai rôle à jouer.
Pour être honnête, aujourd’hui, je ne prends aucun sort de soin avec mon prêtre et le bouclier de Georifel est juste une grosse galette de cinquante kilos totalement inutile.

Il fallait que je tente quelque chose, c’est fait.