Bioware ou Wizards of the Coast, je ne sais qui est le coupable, en a pris, à mon sens, fort à son aise avec la puissance des enchantements.
Il faut raison garder, ou, en langage moderne, nerf the shit out of that nonsense!
Un bonus d’amure de +20 ?
Moi je veux bien, mais depuis que j’ai mis en fonction le nouveau système d’enchantement je suis en permanence écartelé entre la nécessité de moderniser le module et le nécessaire bon sens qui prévalait en AD&D deuxième édition.
Un petit rappel : une armure de cuir a une AC de 2 et un harnois de bataille de 8.
Comment justifier 6 points d’armure d’écart entre la plus simple et la plus lourde des armures quand le bonus d’armure par enchantement peut atteindre +20, soit plus de trois fois l’écart maximal prévu par les règles de base du jeu ?
Un bonus de +5 était le maximum au niveau 20 et m’avait permis d’équilibrer le jeu de manière remarquable du temps d’Althea. Toutes les classes pouvaient entrer en tournoi d’arène et avoir leur chance de gagner, le résultat n’était jamais écrit d’avance, parce que l’ensemble des règles reposait sur une fondation murie pendant vingt ans par Gary Gygax. Equilibre saccagé par des développeurs de jeu en mal de créativité, à moins que jeter des objets divins à la figure des joueurs ne soit le meilleur moyen de faire des gros sous en permettant à des joueurs incapables de réfléchir, de planifier et de s’adapter de se croire l’égal de dieux pour peu qu’il en aient le matériel ?
Comment vais-je faire pour équilibrer les combats de rencontre quand le joueur peut se présenter avec plus de 30 en classe d’armure face aux créatures les plus puissantes du jeu ?
Je vais devoir donner à mon dragon une telle chance de toucher que tout qui n’aura pas la plus grosse classe d’armure sera touché à tous les coups, réduisant à néant le concept même d’armure.
Ce n’est pas enrichir le jeu que de galvauder les concepts de base, c’est l’appauvrir !
Il faut trancher.
C’est à cela que je travaille aujourd’hui, en plus de multiples corrections/adaptations que ce sujet brûlant m’empêche de détailler par manque de temps.